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Témoignages

Lonela* a triste mine la première fois que nous la rencontrons. Nous apprenons qu’elle est enceinte de quelques semaines, et qu’elle va devoir avorter car son « boyfriend » le lui demande. Ce sera la deuxième fois. C’est dur. Elle est très jeune. Nous l’invitons alors à envisager d’autres solutions, par exemple en parler à sa maman qui pourrait le garder. Son visage s’éclaire. Nous bénissons ce bébé à venir.

Lorsque nous la revoyons une semaine après, ce n’est plus la même personne ! Dans un grand sourire, elle nous annonce qu’elle va quitter la rue dans deux semaines pour vivre sa grossesse dans sa famille. Elle a oublié qu’elle voulait avorter !

Deux ans plus tard, une femme nous court après dans les rues pour nous exprimer sa reconnaissance et sa joie, et nous montrer les photos de son fils, qui a un an. Elle est de retour dans la rue, mais c’est seulement provisoire, elle n’en veut plus.

Dès notre première rencontre avec Silvia, elle a ouvert son cœur et nous a partagé son dégoût face à sa vie de mensonges. Elle nous a tout expliqué, comment elle était entrée dans ce milieu, et certains détails sordides pour l’empêcher de le quitter. Elle ne supportait plus les mensonges dits à sa famille et nous a dit qu’elle allait leur dire la vérité.

La semaine suivante, elle nous a appris les réactions de ses parents en apprenant la vérité sur sa vie en Europe : sa mère, indifférente, n’était intéressée qu’à l’argent que procurait cette activité et dont elle n’était pas prête à renoncer. Son père, en revanche, a été très ému et touché par cette révélation. Elle a décidé de tenter sa chance et de quitter la rue pour ouvrir un magasin de vente de divers articles.

Nous ne l’avons plus jamais revue…

*prénom d'emprunt

Au bord de notre rue

Poème de Rosemarie

Nuit d’hiver
Vent glaciale
Seules les plus désespérés sont là
Et Julia et moi
Avec du café, du thé et des biscuits

Jolis visages
Enterrés sous une épaisse couche de maquillage

«Do you speak English ?» Hésitante: « Yes »
«Veux-tu du café, du thé, un biscuit ?» «Merci, du café».
« Tu viens de quelle pays ?» «Du Nigeria»
«Nous nous appelons Julia et Rosemarie, et toi ?» «Je m’appelle Jolie»
(Dans la rue on ne révèle jamais son vrai nom)
«Tu as quelle âge ?» «22 ans»
(On ne donne pas non plus son vrai âge
- Elle est encore mineure, j’en suis sûre !)
«Du sucre ?» «Merci»
«Du lait ?» «Non, merci»

Nous expliquons que nous passons régulièrement,
Que nous sommes là pour elle
Si jamais elle a besoin de quelqu’un.
Et que nous croyons en Jésus Christ.
Nous continuons notre chemin.

Comment est-ce possible
Qu’une jeune fille
D’un village perdu du Nigeria
Se trouve ici au bord de notre rue ?
C’est quoi ce filet de mensonges qu’ils ont tissé pour t’attraper ?
Avec quoi t’ont-ils ensorcelé ?
Avec quoi ils te menacent-ils pour que tu te taises,
Qui sont-ils,
Ceux qui te demandent de leur payer
Des milliers de francs pour ton voyage en Europe,
Pour un faux passeport
Et pour que tu aies un toit sur la tête?
Qui sont-ils,
Ceux qui te contrôlent et qui,
Pour te soumettre, te font prendre des drogues ?

Et qui sont ces clients
Qui, sans scrupules,
Payent le moins cher possible
pour «tes services » ?